jeudi 15 mars 2012

Orange, Chorégies 2012


La programmation des prochaines Chorégies vient de nous être dévoilée en détail ce jeudi 15 mars au château de Beauregard, à Jonquières.
Myung Whun Chung dirigera cette année la Bohème et le Requiem de Mozart tandis que Turandot et le concert lyrique seront dévolus à Michel Plasson. Les orchestres de Radio France seront à l'honneur : ils se partageront les quatre représentations au théâtre antique.
La Bohème sera mise en scène par Nadine Duffaut qui la replacera à la période révolutionnaire, dans un décor où deux mondes cohabitent : celui des jeunes, qu'elle présente comme les" bobos" de l'époque et celui des deux femmes, Mimi et Musetta pour lesquelles la vie est faite de misère. " Il y a beaucoup de légèreté, de joie, d'humour, du drame en dernier lieu, la palette est donc intéressante pour un metteur en scène. La partition est belle. Mais cette Bohème est une blague."  a-t-elle lancé en conclusion. 
Quant à Charles Roubaud qui mettra en scène Turandot, il a insisté sur la présence forte de la vidéo en lieu et place du décor, vidéo montée et mise en scène par Marie-Jeanne Gauthé. Une originalité : la scénographie sera assurée par Dominique Lebourges, le directeur de Artefact, les ateliers qui à Courthézon fabrique les décors des Chorégies mais aussi ceux du Ben-Hur de Robert Hossein, de Johnny Halliday au Stade de France et de la tournée de Mylène Farmer.
Raymond Duffaut nous a aussi annoncé la reconduction de Musiques en Fêtes. France Télévision ayant été très satisfaite de l'audience de la première édition en 2011 (2 millions de téléspectateurs), elle reconduira le 20 juin prochain l'expérience en améliorant encore le plateau afin de devenir une émission de référence comme l'était le Grand Echiquier. Seront donc présents : Marc Barrard, Julien Behr, Patrizia Ciofi, Karine Deshayes, Julie Fuchs, Inva Mula et Ruggero Raimondi ! Entre autres. Mais aussi : Laurent Gerra, Patricia Kaas et Nolwenn Leroy !
Les Chorégies auront lieu du 7 au 31 juillet 2012. Tous les interprètes, les tarifs et les dates des deux spectacles et des trois concerts sur www.choregies.com 


Olivia Gazzano

Avignon, peindre en Toscane entre Gothique et Renaissance

Afin de faire découvrir ou redécouvrir la richesse de la collection de primitifs italiens déposée par le Musée du Louvre à Avignon en 1976, le Musée du Petit Palais présente,  jusqu'au 2 septembre 2012, une exposition-dossier intitulée peindre en toscane entre gothique et renaissance. La redécouverte d'un retable oublié de Battista di Gerio.
Cette exposition, conçue par Dominique Vingtain, conservateur du musée du Petit Palais en collaboration avec le Centre Interrégional de Conservation et Restauration du Patrimoine de Marseille et le Museo Nazionale di Villa Guinigi à Lucques, permettra de reconstituer et de dévoiler une oeuvre importante de Battista di Gerio, peintre ayant travaillé à Lucques au début du XVe siècle : le triptyque de l'église San Quirico all'Olivo.

La reconstitution de ce triptyque dont les divers panneaux appartiennent respectivement à Avignon, Lucques et Philadelphie, sera accompagnée d'un dispositif didactique présentant les études scientifiques des panneaux d'Avignon et de Lucques ainsi que les restaurations récentes dont ils viennent de faire l'objet.
Cette exposition sera présentée à Lucques à compter du 6 juillet sous une forme différente mais autour du noyau central de la reconstitution du triptyque, remplacé à ce moment-là à Avignon par des fac-similés. Musée du Petit Palais, ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 13h et de 14h à 18h. Tél. 04 90 86 44 58. 

Apt, Boxe ! Boxe ! à la fondation Blachère

L’histoire de la boxe regorge de combats qui dépassent les limites du ring et engagent des questions de valeurs, de couleurs, de symboles. Les boxeurs sont des catalyseurs et des vecteurs de messages sociaux. Ils sont des guerriers qui se disputent les titres par KO !
Depuis Battling Siki, des boxeurs noirs ont été des acteurs de la révolution afro-américaine tout comme les athlètes qui ont levé le poing des blacks panthers. 
Autre image, Cassius Clay, devenu Mohamed Ali, et proche de Malcom X…
Le 1er round s'est déroulé du  20 février au 11 mars 2012 : une Résidence-Performance des peintres Bruce Clarke (Afrique de Sud) et Baye Dam Cissé (Sénégal) qui se sont affrontés dans le cadre de la réalisation de fresques dédiées à la boxe.
Le 2ème round aura lieu du 16 mars au24 juin / du mardi au dimanche de 14h à 18h30 / Entrée gratuite. L'exposition met en scène les fresques de Bruce Clarke et de Baye Dam Cissé ainsi que les œuvres de :
Diagne Chanel (Sénégal), Ghislain Gulda El Magambo (RD Congo), Godfried Donkor (Ghana), Titos Mabota (Mozambique), Nii Obodai (Ghana), Jürgen Schadeberg (Afrique du Sud), Malick Sidibé (Mali). En savoir plus : Fondation Blachère

Avignon, centenaire Jean Vilar

A quelques jours du Centenaire de la naissance de Jean Vilar (Sète, 25 mars 1912), la Maison Jean Vilar nous annonce la sortie du n°112 des Cahiers Jean Vilar  avec un important inédit ainsi que l'exposition  "Dans les pas de Jean Vilar" qui se tiendra à Sète du 21 mars au 31 août 2012 voir le site qui lui est consacré .


"Vilar serait le premier à se moquer de la manie française de la commémoration, surtout le concernant ! Mais le ridicule ne tue pas ; il peut même, si on ne se laisse pas piéger par l’émotion nostalgique, présenter l’avantage de réexamens, de reconsidérations du passé. C’est à cet effort que nous nous sommes attachés pour la présente livraison de nos Cahiers dont le premier chapitre est constitué d’un retour sur 2011 et le quarantième anniversaire de la disparition de Jean Vilar.
Rodolphe Fouano nous offre à ce propos une imposante « nécrologie » qui résume parfaitement l’adieu à Vilar, en 1971, parfois convenu mais souvent exprimé dans une langue remarquable. On y lit la fin d’un temps vertueux et les prémices d’une modernité libérée dont le festival d’Avignon est la tribune, aujourd’hui encore, renouvelée.
Nous donnons ensuite une place d’honneur à la ville de Sète. Celle-ci, en effet, dans le cadre du centenaire de la naissance de Jean Vilar (commémoration nationale) nous a commandé l’exposition Dans les pas de Jean Vilar qui se tient, à partir du 20 mars, au 13 rue Gambetta, dans les lieux mêmes de l’enfance du Sétois au coeur fidèle. Il n’a pas été difficile de répondre à l’attente de notre commanditaire d’une manifestation très proche des citoyens de Sète pour qui Jean Vilar n’est sans doute pas aussi populaire (sic) que Georges Brassens...


... L’aventurier est avant tout un solitaire irréductible, même si sa solitude est peuplée. Vilar a travaillé la maîtrise de lui-même, sa lucidité, tout en se mêlant au monde. Il a illustré sans doute héroïquement l’intuition d’André Gide : « Le bonheur n’est pas dans la liberté, mais dans l’acceptation d’un devoir ».
Car rien ne le prédestinait au théâtre populaire ; il a rencontré sur sa route de grands lieux, Avignon, Chaillot, dans lesquels il a invité d’immenses publics. Il leur a été attentif, il leur a pour ainsi dire obéi, et de ce dialogue obligé est née une oeuvre qui reste une énigme sans héritier.
Les contextes ont changé, certes, mais pourquoi nos époques ne produisent-elles plus de Vilar ? "
Extrait de l'édito de Jacques Téphany, cahier Jean Vilar n°112.
Disponible dans les librairies ou directement à la Maison Jean Vilar : 04 90 86 59 64 (7,50€ franco de port).

Maison des artistes, le Manifeste

Ce Manifeste est la synthèse des propositions recueillies par une consultation organisée par La Maison des Artistes auprès de ses 17000 adhérents répartis sur l’ensemble du territoire, représentants la diversité des expressions et des générations, des avant-gardes aux expressions les plus « classiques ».

Le Manifeste des arts visuels entend bénéficier d’une double opportunité :

- Celle de l’anniversaire de La Maison des Artistes, association agréée par l'État, statutairement en charge de la Sécurité Sociale des artistes auteurs des arts visuels graphiques et plastiques, qui fête ses 60 ans et profite de son potentiel fédérateur des diversités pour porter la voix des artistes professionnels qu'elle représente. Ils viennent par le biais du présent Manifeste relancer le débat, présenter des propositions, exiger des actions significatives pour qu’une grande majorité d’entre eux ne soient plus les « laissés pour compte » des politiques culturelles.

- Celle des élections présidentielle et législative, qui fait que les candidats et les diverses formations politiques sont dans une période que l’on espère plus favorable à leur écoute de la parole des artistes.

Bédoin, sur les pas de Jean Giono

La Bibliothèque et le centre culturel organise du 16 mars au 4 avril une programmation dédié à Giono : sur les pas de  Jean Giono. Elle est entre autre constituée d'une exposition (20 mars -1er avril) : «Jean Giono ou le coeur de Noé» (réalisation Centre Jean Giono de Manosque), ouverte du mardi au samedi : 10h-12h/15h-18h,  d'une  rencontre avec Sylvie Giono pour évoquer le souvenir de son père, le 24 mars à 17h30, suivie à 20 h 30 d'un Loto-poésie : jeu de loto d’après des textes de l’auteur ! Livres à gagner, public familial. Le 31 mars à 17 h 30 sera projeté un film documentaire : «Le mystère Giono » par Jacques Mény, spécialiste de l’oeuvre cinématographique de Jean Giono suivi d’une discussion. A 20 h 30: Projection de « Crésus », film de 1960, réalisé par Jean Giono avec Fernandel. Présentation par J. Mény. Entrée totalement gratuite. Programmation complète sur le site de la commune 

Vaison-la-Romaine, Artistes et insectes

Artistes et insectes à la Ferme des arts Les insectes ont toujours été une source d’inspiration pour les artistes et l’objet de vénération ou de crainte pour les peuples. L’exposition « Artistes et insectes » qui se déroule à la Ferme des arts, à partir du 10 février, croise les regards de six artistes : Jean-Pierre Maurice, Martha Arango, Philippe Chitarrini, Nathalie Pargoire-Champon, Philippe Noël et Gwenole Le Guellec, sur cet univers à la fois proche et méconnu. Leurs oeuvres, sculptures de papier, d’acier, de carton ou composées de matériaux hétéroclites, photographies, installations, peintures et dessins, mettent en lumière le monde complexe des insectes.
Seront également présentés des livres et des planches entomologiques issus de la collection Schierenberg d’Amsterdam (oeuvres originales anciennes ou rééditions de la dernière maison d’édition européenne d’entomologie), des boîtes d’insectes de la collection Gauthier prêtées par le musée de Sainte-Cécile-les-Vignes, ainsi que des documents du musée Requien, du Palais du Roure, de la Bibliothèque départementale de prêt et du Centre méditerranéen de l’environnement. Ce projet est organisé en partenariat avec le Naturoptère de Sérignan-du-Comtat où l’exposition se poursuit.Tous ceux que la Collection de livres entomologiques intéressent, sont invités le 30 mars à 18h30 à un rendez-vous au cours duquel il sera possible de consulter directement les ouvrages (sans vitrines) et de bénéficier des explications et commentaires de M. Dieter Schierenberg (sur inscription à la bibliothèque, limité à 15 personnes). « Artistes et insectes », jusqu'au 10 avril,  Ferme des arts, rue Bernard Noël. Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 17h30, et le samedi de 14h à 17h30. Entrée libre.



 

Saint-Paul-Trois-Châteaux, ciné-rencontre exceptionnel

Toute-ma-vie-en-prison

Toute ma vie en prison. Documentaire de Marc Evans - USA/GB - 1h37
Le film raconte l'arrestation et la condamnation de Mumia Abou Jamal, le prisonnier politique certainement le plus connu au monde.
Au moment même où William Francome nait, le 9 décembre 1981, un homme est arrêté pour le meurtre d'un policier de l'autre coté de l'Atlantique. Cet homme est noir, journaliste et ancien Black Panther, et s'appelle Mumia Abu-Jamal, né le 24 avril 1954 à Philadelphie (Pennsylvanie). Pendant que William grandit paisiblement dans une banlieue de Londres, Mumia devient peu à peu un des plus célèbres condamnés à mort américain. En 2006, à 25 ans, William décide de partir sur les traces de celui qui a été en prison durant toute sa propre vie. Il va découvrir le passé incroyable du Philadelphie des années 80 et dévoiler tout un pan oublié de l'histoire sociale et politique récente des États-Unis.
Le film le suit dans ce parcours et l'accompagne d'images d'archives inédites et de nombreuses interviews de personnalités et intellectuels américains, de Noam Chomsky... à Snoop Dogg. Le réalisateur voulait éviter à tout prix un film "à charge et à décharge", et présente plutôt des documents officiels qui laissent les faits parler pour eux-mêmes.
Colin Firth, Oscar du meilleur acteur pour Le Discours d'un roi en 2011, est producteur du film, et sa notoriété a été indispensable à la concrétisation du projet. 
le film sera suivi d'un débat avec Luc Martinon, distributeur international sans qui le film ne serait pas diffusé, 
Claude Guillaumaud Pujol, biographe de Mumia Abou Jamal et chercheuse universitaire sur les causes noires et la justice américaine, 
Chantal Gautier d'Amnesty International.

Festival du Film de Saint Paul Trois Châteaux, mardi 20 Mars à 20h30 au cinéma 7ème ART. 

Grignan, nouveau chantier de restauration au château

Deux nouveaux chantiers de restauration s’ouvrent dans les châteaux départementaux.
A Suze-la-Rousse commence la restauration des décors de gypserie du 18e siècle dans la salle à manger et la salle d’assemblée, exemples remarquables de la diffusion des modèles de l’architecture académique en Provence. Ces travaux s’intègrent dans un vaste projet d’aménagement muséographique du château.
A Grignan est entreprise la restauration de la galerie des Adhémar, édifiée à la Renais­sance puis reprise au début du XXe siècle. Elle intervient après la restauration de la façade sud dans le cadre du programme de conservation et de valorisation du château.
Ces deux chantiers sont l’occasion de vous révéler le raffinement et l’inventivité des décors de ces châteaux, la relation entre le décor et la fonction des salles, la manière de vivre dans ces espaces, les méthodes et techniques de restauration.
Historien de l’art, architecte du patrimoine, restaurateurs et artisans, conservateurs vous invitent à cette découverte à travers des conférences et des visites de chantier sur site.
Par la qualité de son architecture et de son décor, par l’importance des fonctions qui lui ont été assignées, la galerie des Adhémar demeure l’une des parties essen­tielles du château de Grignan. 
« Lieu de passage où l’on s’arrête » selon l’expression de l’historien de l’art André Chastel, la galerie a représenté en France dès l’époque médiévale un élément primor­dial de la distribution de toute grande demeure. Conçue dans la plupart des cas comme un espace de circulation entre deux parties d’un bâtiment, la galerie pouvait ser­vir de simple promenoir au seul maître de maison tout en étant utilisée occasionnellement comme une pièce de réception. Devenue à partir de la Renaissance un lieu de prestige, elle a souvent constitué le support idéal d’un programme artistique complet propre à faire état, sous forme d’un décor peint, sculpté ou de lambris, du statut social et des ambitions de son commanditaire. Place, fonctions et décorde la galerie dans les demeures françaises, du Moyen Âge au XVIIIe siècle, conférence, samedi 31 mars, 16h00 par David Brouzet, historien de l’art, collaborateur de conservation au département des Objets d’art au musée du Louvre. Tarif : 4€, réservation 04 75 91 83 65

Apt, Léon Sagy, faïencier d’Apt (1863-1939) et ses compagnons

Le faïencier d’Apt Léon Sagy appartient à une catégorie de personnages singuliers et remarquables dans l’histoire des faïenceries aptésiennes et provençales aux XIXe et XXe siècles.
Il a appris son métier dans les dernières fabriques industrielles d’Apt, en particulier chez Bernard De La Croix. Le jeune Sagy assista à l’abandon des formes et des décors traditionnels de la faïence d’Apt, au profit des modes et des techniques des arts décoratifs communes à toute l’Europe à la fin du XIXe siècle : néo-Renaissance, néo-Baroque, art japonisant, goût de l’Antique, Art nouveau, émaux à l’éponge… Ce petit industriel ouvrait ainsi la voie de l’innovation aux jeunes faïenciers formés dans sa fabrique.
Après une tournée qui l’amènera dans les ateliers les plus renommés à Vallauris (chez Massier), à Uzès (chez Pichon), à Aubagne (chez Sicard), Sagy créera son propre atelier à Apt. Il se forgera une réputation de personnage solitaire, simple et modeste, vivant difficilement de son art, non dépourvu d’un orgueil fondé sur sa grande maîtrise technique et artistique. Créateur des terres mêlées flammées, qui firent sa célébrité, un travail d’art inconnu à ce jour, selon sa propre expression, il recevra la visite de cercles et d’associations savantes locales et de personnages publics avec qui il entretiendra une correspondance régulière. Attentif à sa réputation, il participera également à de nombreuses expositions dans toute la Provence ainsi qu’à Paris.
La conférence que tiendra André Kauffman, conservateur du musée de l'Aventure industrielle sera l’occasion de découvrir son univers, les faïenciers contemporains et  la diversité du talent de Léon Sagy à travers ses multiples créations. Vendredi 23 mars à 18h dans le hall du musée de l’aventure industrielle du pays d’Apt. 

Saint-Quentin la Poterie, journée européenne des métiers d'art

les Journées européennes des métiers d’art auront lieu à Saint Quentin La Poterie les 30, 31 mars et 1er avril 2012. Cette année tous les artisans d’art du village se mobilisent pour ouvrir les ateliers et faire des démonstrations. Partant de l’initiative de quelques artisans dynamiques, ces journées font participer tous les lieux culturels du village : Musée de la poterie méditerranéenne, Galerie Terra Viva, Bibliothèque, … pour faire découvrir la richesse du village.  Un film a été réalisé par Stéphan Balay pour présenter les Journées. 

Avignon, la bibliothèque universitaire célèbre la poésie

Comme chaque printemps, la Bibliothèque célèbre la poésie ! Après l'eau, le feu, c'est l'air qui est fêté cette année, avec la manifestation culturelle, Soluble dans l'air, qui se tient depuis le 12 mars et jusqu'au 20 avril 2012. Vous pourrez découvrir :
- "On air", une exposition réalisée par les étudiants-artistes de l’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon
- des conférences
- des rencontres poétiques
- des projections cinématographiques
- des concerts
- de la danse contemporaine et de la danse Butô
- des sélections d'ouvrages, d'articles de presse et de films 
Plus d'informations sur le site de la Bibliothèque : www.bu.univ-avignon.fr
Entrée libre, du lundi au vendredi, de 8h à 19h50.
 

Avignon, ouverture de trois nouvelles salles égyptienne au musée Calvet

Après le succès de l'exposition "Fastueuse Egypte", le musée Calvet pérennise la présentation des dizaines d'oeuvres sorties des réserves et restaurées en 2010 et 2011.
Les trois salles du rez-de-chaussée où a eut lieu l'exposition sont dorénavant des salles d'exposition permanente qui accueillent les pièces égyptiennes du musée dont certaines étaient encore en réserve, faute de place. Dans la dernière salle, le "mastaba" est resté en place. On peut donc encore admirer les textiles exposés à l'intérieur, mais seulement jusqu'en 2013, après cela ils regagneront les réserves, à l'abri de toute lumière. Quant au "mastaba", il sera déplacé au musée lapidaire. Avignon, musée Calvet, fermé le mardi.

Avignon, une Fabrique pour le Festival

Jean Vilar en rêvait. Ils l'on fait. Juin 2013 verra l'inauguration d'un lieu de répétitions et de résidence pour les artistes du festival d'Avignon. Les travaux débuteront en mai 2012 sur un terrain situé entre Monclar et Chamfleury, mis à disposition par la Ville. Coût : 10 millions d'euros financés à parts égales par la Ville d'Avignon,  le Conseil général de Vaucluse, la région PACA et l'Etat. 
L'architecte Maria Godlewska a conçu un bâtiment simple d'utilisation afin de limiter les couts, à l'intérieur chaleureux pour que les artistes s'y trouvent bien le temps de leur passage. La salle de répétition d'une longueur de 32,2 mètres sur une largeur de 23,4 mètres et 10,5 mètres de hauteur sous passerelles permettra enfin de pouvoir répéter les spectacles qui auront lieu dans la Cour d'Honneur. Les dimensions de celle-ci étant unique au monde, aucun lieu en France ou ailleurs ne permet en effet à ce jour de répéter un spectacle dans les conditions de la Cour d'Honneur. Metteurs en scène et comédiens n'avaient donc que très peu de temps pour s'adapter, une fois arrivés à Avignon, aux dimensions impressionnantes de cette scène mythique. Sans compter que fréquemment le mistral se mettait de la partie. 
La largeur de cette salle de répétition est quant à elle adaptée aux autres lieux du IN qui pour certains ne se libèrent qu'à la fin de l'année scolaire; c'est le cas du gymnase Aubanel, de celui du lycée Mistral ou de la cour du lycée Saint-Joseph par exemple. Car rappelons que le Festival d'Avignon investit chaque année une trentaine de lieux dans la ville, qui pour une large majorité ne sont pas des salles de spectacles et pour un certains nombre d'entre eux en plein air. A chaque édition, il est donc une gageure de répéter dans les conditions du spectacle et sur un temps suffisamment long. 
Les équipes artistiques en répétition pourront dormir et manger sur place et se sentir chez eux tandis que des espaces techniques seront à disposition des équipes. Une seconde phase de travaux, reportée à plus tard, prévoit même un atelier de construction de décors.
Le Festival d'Avignon se modernise donc et cet équipement permettra de mettre un terme ou du moins de limiter les problèmes logistiques. 
Au cœur des "quartiers" avec lesquels il est prévue que le lieu dialogue et à 900 mètres des remparts, la salle de répétition deviendra, le temps du festival, une salle de spectacle supplémentaire de 600 places; en fait, un lieu de représentation phare du festival doté d'un équipement scénique qui permettra la création de spectacle exceptionnel. 
Ce lieu mettra donc  à distance le Festival d'Avignon des autres festivals européens et mondiaux de théâtre et lui donnera encore une fois une longueur d'avance. Il s'agît donc là d'un tournant majeur dans l'histoire du Festival d'Avignon. On pense alors très fort à Jean Vilar qui aurait eu 100 ans cette année.
Toute la parcelle n'est pas utilisée. Dans sa pointe, au sud, sera élevée la nouvelle Ecole supérieure d'Art qui abandonnera la rue Violette et laissera son bâtiment actuel à la collection Lambert qui attend avec impatience de pouvoir étendre ses surfaces d'exposition et ses locaux administratifs. 
Le nom de cette future salle de répétition et de résidence ? La FabriquA. Avec un A pour Avignon "et parce qu'on est dans le sud, proche de l'Italie et pour marquer notre implantation locale." dixit Hortense Archambault qui avec Vincent Baudriller a défendu ce projet, dès leur premier mandat de directeurs du Festival.
Mais alors là, on ne vous suit plus du tout. La FabricA, ça n'a pas de sens, alors que La Fabrique en a un. C'est un très beau mot qui d'emblée désigne sa fonction. Dans une fabrique, on transforme, sans grand moyen mécanique, des matières premières pour en faire des produits manufacturés. Bref, dans une fabrique, pas de robot pour réaliser des objets standards. Ce que sera, nous semble-t-il ce lieu. Certes on se trouve relativement proche de l'Italie mais où l'on écrit "fabbrica", mais pas très loin de l'Espagne aussi, où cela s'écrit "fábrica", proche de la Corse qui écrit effectivement "fabrica". Et pour faire implantation locale, là, c'est raté. On comprend par là que vous pensez "Provence", sans le dire parce que ça fait Province. Mais pour votre gouverne, en provençal, en occitan, le féminin se désigne par le "O". Il aurait donc fallu dire "La Fabrico". Ce qui aurait été tout autant ridicule puisque presque personne ne l'aurait prononcé ni avec l'accent tonique approprié ni avec le "o" tel qu'il se prononce en provençal (voir tous ceux qui prononce "Souleiado" en français). 
Alea jacta est. Encore une fois un manque de respect pour le local. Bien que l'on veuille faire proche du peuple. Cela dit, il faudra que l'on m'explique un jour pourquoi, quand on pense local, on pense populaire. Quoique j'ai ma petite idée.
Allez, pour finir sur une note festive, annonçons que ce sera le Groupe F, implanté au Mas Thibert, près d'Arles, qui s'est illustré dans le monde entier par ses spectacles pyrotechniques, qui sera la première compagnie en résidence à  La Fabrique. Elle est bien connue des habitués du Pont du Gard puisqu'elle y donne chaque année un grand feu d'artifice, le dernier ayant eu lieu en janvier 2012.

Olivia Gazzano

Avignon, REGART 2012

La traditionnelle biennale des métiers d'art organisée auparavant en décembre, par la Chambre des métiers, a migré pour le confort des exposants et des visiteurs au printemps.
Elle accueille en 2012 des artisans d'art du Vaucluse et d'autres départements français. REGART se sont aussi des conférences et des démonstrations par les artisans d'art. Chambre de Métiers et de l'Artisanat de Vaucluse - 35, rue Joseph Vernet, du 24 mars au 1er avril 2012. Liste des artisans présents et des conférences sur le site de la CMA

Avignon, Mariana Pineda par Prosper Diss

En ouverture du 11ème festival andalou, le théâtre du Balcon coproduit et programme le nouveau spectacle de Prosper Diss (théâtre du Sablier, Orange www.theatredusablier.com) et Luis de la Carrasca. Il s'âgit d'une  adaptation théâtrale Flamenco de la vie brève et intense de Mariana Pineda, héroïne "Granadina" de la cause libérale au XIXème siècle en Andalousie qui fut exécutée en 1831 à l’âge de 26 ans.
Un spectacle plein d’énergie où théâtre, chant, musique et danse se mêlent et entraînent le public dans de grands moments d’émotion et de Duende ! 
Mise en scène - Prosper Diss. Musique - Luis de la Carrasca. Avec Prosper Diss (comédien), Roger Lèbre (comédien), Luis de la Carrasca (chant/guitare), Paca Santiago (danse), Manolo Santiago (piano) et Garance Picqué (comédienne). Avignon, théâtre du Balcon, vendredi 16 mars à 20h30.

mercredi 14 mars 2012

Les Baux-de-Provence, bientôt Bernard Buffet au musée Brayer

Du 30 avril prochain au 27 septembre 2012, le musée Brayer présentera plusieurs séries de gravures de Bernard Buffet (1928-1999) : la Voix Humaine de Jean Cocteau, réalisée en 1957, l'Enfer de Dante (1976) et Jeux de Dames, poèmes de Baudelaire, Rimbaud et Verlaine (1970). 
« Accueillir aux Baux-de-Provence des œuvres de Bernard Buffet est pour moi l’occasion de me remémorer une amitié. Malgré la différence de génération entre mon mari et lui, malgré l’éloignement, puisqu’il choisit le plus souvent de vivre loin de Paris, nos relations devinrent amicales au cours des années. Lorsque qu’avec Annabel, il se rendait en voiture à Saint-Tropez, il s’arrêtait souvent pour déjeuner aux Baux. Quand nous n’y étions pas, il nous postait des cartes postales anciennes qu’il s’amusait à dénicher et dont il aimait se servir pour dire à ses amis qu’il pensait à eux. Ainsi, il connaissait le village et le site des Baux et c’est avec émotion que, moi son ainée, j’écris ces quelques lignes en témoignage de souvenirs et d’affection. »        Hermione Brayer                                                                                                                 www.yvesbrayer.com/

Mane, la symbolique des oiseaux

Fidèle Maria Pattriti
(Blieux, église paroissiale Saint-Symphorien,
 troisième quart du XIXe)
Visite de saint Antoine à saint Paul ermite
Huile sur toile, 159 cmx128cm
patrimoine inscrit le 11 juillet 1986
Le prieuré de Salagon, à Mane (04) accueille une exposition un peu particulière consacrée aux objets liturgiques et plus particulièrement à la symbolique des oiseaux qui se trouvent gravés, peint, brodés dessus. Si l'on sait en principe que la colombe symbolise la présence de l'Esprit Saint, l'esprit de Dieu, on connaît moins la symbolique de la tourterelle que l'on trouve en général par paire. Le corbeau noir et charognard est associé au diable ou à l'oiseau de mauvaise augure, mais saviez-vous qu'au Moyen-Âge l'aigle désignait la résurrection du Christ ? Le pélican a quant à lui une destiné bien surprenante dans ce bestiaire, de même que le coq du reniement de Pierre dont la symbolique évolue au cours des siècles.
Au Moyen-Âge, les créateurs de la pensée symbolique chrétienne réinvente un bestiaire dans une perspective morale et théologique bien différente de la symbolique antique et tout à fait éloignée de l'observation naturaliste. Constamment utilisée depuis des siècles, cette symbolique imprègne aujourd'hui encore notre pensée. Ne dit-on pas : "malin comme un singe" ou "avoir une mémoire d'éléphant" ?
Cette exposition bienvenue permet de nous rafraîchir la mémoire afin de mieux comprendre les messages véhiculés par ces images figurant sur des tableaux, chasubles, bénitiers, croix, tabernacle et autres objets liturgiques.
Mane, prieuré de Salagon, Des oiseaux ... de la fin du Moyen Âge au XXIe siècle. Exposition du 9 mars au 22 avril 2012. www.musee-de-salagon.com 


Olivia Gazzano

Enfants, Alice au Pays des Merveilles

photo LG
Dans la famille Renversade, on demande la soeur ! Après l'exposition Dragons et Chimères présentée il y a deux ans, où nous découvrions l'univers étonnant du cryptozoologue Camille, voici maintenant celui d'Anaïs, tout aussi surprenant ! Fraîchement sortie en 2010 de l'Ecole supérieure d'Architecture de Lyon avec mention spéciale du jury, Anaïs Renversade répond ici avec talent à une demande du château de La Tour d'Aigues qui lance une nouvelle politique d'animation, tournée vers le public familial. Anaïs Renversade a su brillamment tirer partie des caves du château qui, grâce à son imaginaire, proche de celui de  Tim Burton, se prêtent à merveille à l'illustration de l'oeuvre de Lewis Caroll : sa reconstitution du terrier du lapin est délicieusement amusante, la Tea-party  féerique et la Reine de coeur hystérique très impressionnante dans son château de cartes géantes. On aperçoit d'ailleurs à un moment donné Johnny Depp. Mais, chut ! ne divulguons pas tout ! Rêve et réalité, loufoquerie, hybridation, tout l'univers de Caroll est là. Le tout souligné par celui, sonore et tout aussi atypique, du groupe Ödland et de son album Occento.
Les différents niveaux de lecture ( ludique, littéraire, artistique, écologique...) rendent cette exposition accessible à tous : vous retomberez en enfance et peaufinerez aussi votre connaissance de la période victorienne, vos enfants y retrouveront l'univers de l'album qu'ils auront lu, pour les autres ce sera une formidable introduction à la lecture de Alice au Pays des Merveilles et de sa suite De l'autre côté du miroir. Vous pouvez même y traîner vos adolescents qui découvriront une proximité avec l'univers "gothique". 
On aurait simplement aimé qu'Anaïs puisse investir la totalité du château, les parties ruinées et les terrasses.
Toute une programmation se construira au fil des mois autour de l'exposition : conférence, visites, animations... A suivre donc. Alice au Pays des Merveilles, histoire naturelle au travers de l'oeuvre de Lewis Caroll, Château de La Tour d'Aigues, du 10 mars au 9 septembre 2012. Jusqu’au 25 mars 2012 : tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 17h sauf dimanche matin et lundi matin. A partir du 26 mars 2012 : tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h sauf dimanche matin et lundi matin. Tarifs : 5€, 3€. Contact : 04 90 07 50 33. www.chateaulatourdaigues.com 

Olivia Gazzano

Enfants, les jeux ... non vidéos des Romains

A travers différents jeux de hasard, d'adresses et l'observation des objets archéologiques présentés dans l'exposition "Rites et cultes en Tricastin", le public part à la découverte des loisirs du passé.
Bien loin de la télévision et des jeux vidéo, c'est le moment de découvrir comment avec peu de chose et un brin d'imagination les Romains et les gens du Moyen Âge se divertissaient. Saint-Paul-Trois-Châteaux, musée d'archéologie tricastine, samedi 17 et dimanche 18 mars de 14h30 - 18h. Gratuit sur présentation du PASS Télérama . Visite de l'exposition comprise www.musat.fr

Enfants, le Fourberies de Scapin au Chêne noir

Où l’on retrouve une nouvelle version par le théâtre du Kronope - avec lequel le Théâtre du Chêne Noir partage plusieurs années de compagnonnage - pour une farce du répertoire menée comme à l’habitude tambour battant.
Une version très Commedia qui restitue toute la vigueur et la truculence de la farce de Molière dans une mise en scène et une scénographie de Guy Simon avec Guy Simon en Scapin et Martine Baudry, Loïc Beauché, Laura Martineau, Anaïs Richetta et Jérôme Simon.
Comédien, metteur en scène et responsable artistique du Théâtre du Kronope, Guy Simon est né en septembre 1958. De formation initiale de comédien au Théâtre École du relais culturel d’Aix-en-Provence, il
se forme également à l’Odin Théâtre, au Théâtre du Soleil et au Théâtre des Ateliers d’Aix-en-Provence. Il met en oeuvre ses talents de comédien notamment au Théâtre de l’Olivier et au Théâtre des Ateliers d’Aix-en-Provence ainsi qu’au Théâtre des Possibles à Rognes.
Avec Joëlle Richetta, il fonde le Théâtre du Kronope dans lequel il s’illustre depuis en tant que metteur en scène et comédien à travers notamment « Le Médecin Volant », « Lear », « Notre-Dame de Paris », « Cyrano de Bergerac », « Pénélope », « Les Intrépides », « Les Mille et Une Nuits », « La Mégère apprivoisée », « L’Avare », « Knock », « Le Bossu », « Le Malade Imaginaire », « Les Précieuses Ridicules », « La Tempête », « Blanche Neige », « Le Songe d’une Nuit d’été », « Rumeurs… les possédées de Loudun »). Avignon, théâtre du Chêne Noir, jeudi 22 mars à 19h, vendredi 23 et samedi 24 à 20h, Dimanche 25 à 16h et 10 représentations scolaires du mardi 20 au mercredi 28 mars. Tarifs : 8€/22€.

Enfants, le cirque de Saint-Petersbourg en tournée près de chez vous

Le Grand Cirque de Saint Pétersbourg s’arrêtera prochainement à Orange, Avignon, Manosque, Aix-en-Provence et Nîmes et vous propose de venir découvrir sa sélection des meilleurs artistes de la fameuse école russe du cirque : le Ballet du Cirque, Hercule, l’Homme le plus fort du monde, l’envol aérien d’Alisher Ishmukhamedov, les fameux chats du cirque Nikouline de Moscou d’Anelya Rosliakova, le trapèze à grand ballants de Valentyna Mruz, un tandem Russe au trapèze comique, un numéro à couper le souffle : Alexei Mruz, le prince du Rolla- Rolla. Et aussi : les tissus aériens d’Aliona, le maître écuyer Sacha Houcke, le dompteur Ivanov et ses tigres du Bengale, le Duo Richter, les otaries et lions de mer du cirque de Saint-Pétersbourg, le Courrier de Saint-Pétersbourg et tout au long du spectacle, le duo de clown Russe Alex et Robby.
Le cirque de Saint-Pétersbourg, en partenariat avec le magazine Prosper, offre 20 places aux abonnés du magazine. Contacter le magazine de préférence par mail  en cliquant ici . Les places vous seront envoyées par courrier, ne vous y prenez donc pas à la dernière minute.
A tous ceux qui ne sont pas abonnés, le cirque et le magazine Prosper proposent des tarifs préférentiels. Rendez vous à l'adresse http://www.clubducirque.fr/
dates : Manosque du 31 mars au 1er avril, Avignon du 6 au 8 avril, Nîmes du 9 au 11 avril, Orange les 19 et 20 avril,  Aix les 21 et 22 avril. Cliquez sur cirque de saint-Pétersbourg pour connaître les lieux et horaires et découvrir le cirque.

Enfants, Greli Grelo y'a des spectacles dans mon vélo

Dernier spectacle de la 5ème édition de d'une programmation faite de compagnies venues des quatre coins de France et d'Europe, Ooorigines par la compagnie Tourneboulé de Lille propose un spectacle sur l'origine de l'homme et de la Terre.
Comment est né le premier homme ? Qui a créé la Terre ? Pourquoi les dinosaures ont-ils disparu ? Beaucoup de questions se posent dans la tête d'un enfant de sept ans...
Avec humour, un brin de philosophie et à l'aide d'un peu d'imagination, à partir de ses histoires, elle va peut-être pouvoir reconstituer l'Histoire avec un grand H. Apt, Vélo Théâtre, samedi 17 mars, 19h, durée 50 mn, à partir de 7 ans.


Marseille, Centenaire de l'architecte Fernand Pouillon (1912-1986)


L'architecte Fernand Pouillon (1912-1986) a réalisé de nombreux bâtiments à Aix-en-Provence, Marseille, leurs environs, mais aussi en Vaucluse. Son oeuvre est aujourd'hui étudiée, diffusée et fait l'objet d'une reconnaissance patrimoniale. Le centenaire de sa naissance figure parmi les commémorations nationales de l'année 2012. Des manifestations autour de l'oeuvre de Fernand Pouillon auront lieu dans notre région tout au long de l'année.

Aix,
 bibliothèque universitaire,
 faculté de Droit
Fils d’un entrepreneur en travaux publics d’origine marseillaise, Fernand Pouillon commence à 22 ans sa carrière par la construction d’immeubles de logements, d’abord à Aix-en-Provence, ensuite à Marseille. 
Diplômé de l’École des beaux-arts de Paris en 1942 (Ateliers de Paul Bigot puis d’Eugène Beaudouin), il se fait remarquer par la réalisation du stade municipal d’Aix-en-Provence (1946), puis par l’ensemble de logements de la Tourette à Marseille. Les opérations des Deux cents logements à Aix (1951), puis des façades des immeubles du Vieux-Port de Marseille (1950-1953) lui assurent une notoriété qui l’amène à poursuivre sa carrière de bâtisseur à Alger (opération « Climat de France » en particulier), puis en Iran. 
Il crée en 1955 une structure de promotion immobilière, le comptoir national du logement (CNL), qui lui permet la réalisation de remarquables ensembles de logements collectifs en Ile-de-France : Pantin (1957), Montrouge (1958), Meudon-la-Forêt (1959). Les difficultés de gestion amènent la liquidation de sa société à

Le Thor, coopérative agricole

l’occasion de la réalisation de l’ensemble du Point-du-Jour à Boulogne-Billancourt avec, comme conséquence la ruine, le scandale, la prison et l’interdiction d’exercer. 
L’Algérie devient alors une seconde patrie pour Fernand Pouillon ; de 1964 à 1984, il y réalisera de nombreux programmes, notamment plusieurs complexes hôteliers (Ghardaïa, Sidi-Ferruch, Tipaza, etc.). 
Amnistié en 1971 par Georges Pompidou, il sera élevé par François Mitterrand en 1984 au rang d’officier de la Légion d’Honneur. Il décède en 1986 dans son château de Belcastel dans l’Aveyron qu’il avait relevé de la ruine. 
L’architecture de Fernand Pouillon reste caractérisée par une remarquable recherche d’innovation constructive, un souci permanent du contexte et une constante volonté d’associer à ses réalisations ses amis artistes, céramistes notamment. 

François Goven, 
Inspecteur général de l’architecture et du patrimoine

in Commémorations nationales 2012. Paris : Ministère de la culture et de la communication,
Direction générale des patrimoines, Archives de France, Mission aux commémorations nationales, 2011


En Vaucluse, Fernand Pouillon a aussi  participé, entre 1938 et 1941, à la création ou l'agrandissement de caves coopératives à Châteauneuf de Gadagne, Le Thor, La Tour d'Aygues et Sablet (En association avec Henri Enjouvin).
Dans les Bouches-du-Rhône, à la même période, à celles des caves coopératives de Senas, Graveson, Maillane, Eygalières, Mallemort, Saint-Andiol (En association avec Henri Enjouvin).
En Ardèche, à celles des caves coopératives de Rosières, Lussas, Vinezac, Voguë, Lablachère, Labastide de Virac (En association avec Henri Enjouvin). 

A Avignon :  il a réalisé la Cité administrative( 1953), la cité Croix des Oiseaux (1955-61), les logements sociaux La Montagnette (1955-1957), entre autres.
A Fontvieille, il réalise en 1950 pour la carrière, les bureaux, un logement et l'atelier. Il utilise par ailleurs la pierre de Fontvieille dans des réalisations comme les cités d'Alger.
Aux Baux-de-Provence, dessine vers 1960 pour le propriétaire du restaurant L'Oustau de Baumanière des écuries qui seront transformées en chambres d'hôtel...
A Marignane, il participe à la réalisation de l'aéroport Marseille-Provence. L'aérogare qu'il conçoit est inaugurée en 1961. D'une superficie de 19000 m², elle a été conçue pour 3 millions de passagers, soit le triple du trafic de l'époque.
A Marseille, il a réalisé, en 1948, l’ancienne Station Sanitaire Maritime, en collaboration avec les architectes Champollion et Egger.   À l’occasion de l’année Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture en 2013, la Fondation Regards de Provence dont ont a pu admirer une partie de la collection, l'été dernier, au musée Vouland (Avignon),  réhabilite et installe son futur musée dans ce bâtiment. Labélisée Patrimoine du XXème siècle, la station est intimement liée à l’histoire de Marseille et à son port. Voir l'article de La Provence 
  En savoir plus : http://fernandpouillon.com/index.html et www.ma-lereseau.org/paca/, DVD Fernand Pouillon, le roman d'un architecte. Film documentaire de Christian Meunier – 52 min.
et 20 séquences complémentaires (bonus) – 50 min. Responsable d’édition : Bruno Jourdan - Image de ville. Livret de présentation de l’édition avec la contribution de Jean-Lucien Bonillo et Catherine Sayen.

Montpellier, donation Vincent Bioulès derniers jours

Né et formé à Montpellier, Vincent Bioulès mène une réflexion critique sur les fondements même de la peinture. Il fonde le groupe Supports/Surfaces au début des années 1970, avant de revenir à la figuration. Praticien assidu du dessin depuis ses années de formation, il s’adonne inlassablement à cet exercice, sur le motif ou à l’étude, constituant un immense corpus qui accompagne et éclaire son œuvre peint.
Artiste familier du musée Fabre, il a fréquenté depuis sa prime enfance le musée de Montpellier en amateur éclairé, y trouvant matière à sa réflexion d’artiste. C’est pourquoi il a souhaité lui donner l’ensemble de son fonds d’atelier et s’inscrire dans la lignée des peintres qui, de François- Xavier Fabre à Pierre Soulages, ont contribué par leur libéralité à cette dimension si particulière de l’institution montpelliéraine. 
Les dessins de Bioulès, réalisés sur le motif, lors de ses voyages (Japon, Tunisie, Egypte…) ou sur les sites de sa géographie intime et personnelle (Palavas, Saint-Tropez, le Languedoc, Laubert, Aix-en-Provence) ne sont pas à proprement parler « préparatoires » : s’ils nourrissent son œuvre peint, il est rare qu’ils esquissent directement le sujet, et constituent plutôt une première appréhension de l’œuvre à venir. C’est ainsi au-delà des grandes compositions peintes, des places d’Aix, des grands nus, des paysages de Céret ou de Marseille, un autre parcours dans son œuvre qu’ils nous donnent à voir. Montpellier, musée Fabre, jusqu'au 1er avril 2012.

La chronique de Nicole Esterolle, le Schtroumph émergent

A propos de cet artiste dont l’oeuvre consiste à effacer toute trace d’elle-même
Avec l’artiste caméléon Claude Rutault, qui avait été le sujet de ma précédente chronique et dont la spécialité est de peindre ses toiles de la couleur des murs où elles sont accrochées, vous pensiez qu’on avait atteint un sommet indépassable de la schtroumpferie artistico-financière en bande organisée dans l’appareil d’Etat ; vous estimiez que l’inepte absolu était atteint, car pour vous, l’au-delà du rien, le plus zéro que zéro, le plus vide que vide, le plus nu que nu, ça n’est pas possible, ça n’existe pas, c’est inconcevable pour tout cerveau humain normalement constitué….
 Et bien vous vous trompiez, car je vais vous parler aujourd’hui de cet autre artiste de la scène internationale, qui s’appelle Tino Sehgal ,  qui fait encore plus fort que Claude Rutault dans la mise en abime de la crétino-schtroumpferie. Il  donne en effet  à celle-ci comme une sorte de quatrième dimension qui ouvre ainsi une immense perspective de développement à l’économie mondiale de l’inepte. lire la suite